« Anankê », nouvelle de fantasy mythique

« Anankê », nouvelle de fantasy d’inspiration mythologique, prend place sur les rives du Thermodon et narre le destin d’une jeune Amazone. Publiée dans le recueil Nutty Women de Nutty Sheep, vous pouvez vous procurez l’anthologie aux formats numérique (5,99€) & papier (17,99€).

EXTRAIT

PRINTEMPS

Dans les arbres, les bourgeons s’apprêtaient à éclore. Le soleil, bien que le fond de l’air fût encore frais, brillait sur Thémiscyre. La cité dormait encore quand Anankê sortit de chez elle pour prendre, comme tous les matins, la direction du temple. Sa longue chevelure brune ondulait au gré du vent et les oiseaux enjoués piaillaient. Tout respirait le calme et la tranquillité. Pourtant, la jeune Amazone avançait le cœur inquiet et l’esprit ailleurs. Par moment, elle jetait son regard vert émeraude sur l’intérieur de son poignet gauche. Elle caressait alors d’un doigt sa tache de naissance. Une marque a priori anodine, ressemblant à une sorte d’étoile à six branches. Une marque a priori anodine qui avait scellé son destin dès sa naissance et précipité le décès de sa mère, trop anéantie par la nouvelle. Une marque a priori anodine…

Arrivée au temple, la jeune femme fut accueillie par les prêtresses et, ensemble, elles procédèrent aux honneurs et aux rituels quotidiens. Anankê les aida pour les libations en versant le vin et le lait sur l’autel d’Artémis, puis les femmes de foi commencèrent à allumer le feu pour le sacrifice à venir. On installa les tables pour le banquet sur la place devant le lieu de culte. Dès que tout fut en place, Anankê prit congé des prêtresses, enfourcha son cheval et se dirigea vers le haut plateau. Là-bas, étaient réunies les meilleures chasseuses amazones. Ce jour-là était un jour spécial dans le calendrier de la tribu guerrière : il s’agissait de la première journée du printemps, le festin et le sacrifice devaient être à la hauteur de l’évènement. Armées de leurs plus belles lances, les filles ne pouvaient se permettre de ne ramener que du petit gibier à la communauté. Le cor résonna sur les hauteurs et la chasse fut lancée.

Le soleil était à son zénith lorsque les cavalières ramenèrent le butin constitué de sangliers, de mouflons, mais aussi de lapins, de lièvres ou encore de canards. Toutes les Amazones se mirent alors au travail  : on dépeça soigneusement chaque bête, les os et la graisse furent sacrifiés aux dieux et déesses, et la chair revint aux mortelles. On festoya grandement et longuement. Lorsque le banquet toucha à sa fin, Marpésia, la reine, se hissa sur les marches du temple et prit la parole.

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